Après une 2e nuit à "Ol Mesera", direction le cratère du Ngorongoro ! Un ancien volcan de 22km de diamètre et 610 mètres de profondeur... autant dire qu'en haut des versants (1950m d'altitude) il ne fait pas chaud ! Lorsque nous y sommes passés le matin, il faisait même plus brumeux qu'un jour d'automne en Belgique, au point que nous n'avons pas pu observer les points de vue en contrebas. J'avoue que je déprimais un peu devant cette météo mais c'était sans compter sur la chaleur qui nous attendait en bas !
À peine arrivés dans le fond du cratère, surprise : nos premiers lions ! Ou plutôt des lionnes, aperçues au loin, merci les jumelles de Ghislain pour les observer un peu mieux. La particularité du Ngorongoro c'est sa superficie : 326km² de savane sans relief, on repère donc les Jeep de loin et dès qu'il y a un animal intéressant à regarder, toutes s'agglutinent sur la piste à proximité du spectacle.

Exemple ici, lorsque des lionnes se sont mises en posture de chasse juste tout près des voitures touristiques... Elles ont même utilisé ces Jeep pour se cacher de leurs proies. Incroyable comme elles considèrent cet objet comme faisant partie de leur univers. On ne va pas s'en plaindre, cela nous a permis de les contempler de vraiment très très près. Mais finalement pas de chasse, elles ont préféré se coucher dans l'ombre des voitures... Quand je vous disais que dans le cratère il faisait chaud, c'est vrai pour les animaux aussi, qui sautent sur la moindre occasion de se rafraîchir !
Dans le cratère, nous avons également vu des centaines, des milliers même, de gnous et de zèbres.

Comme je vous l'expliquais ces deux-là traînent souvent ensemble parce que les gnous se perdent sans les zèbres et les zèbres se sentent en sécurité avec les gnous qui sont des proies faciles pour les félins (tellement ils sont bêtes !). Au fur et à mesure des journées de safari, Dominique et Pierre nous racontaient des anecdotes et des particularités sur chaque espèce. En voici une qui va étonner toutes les mamans : la femelle zèbre ne met bas que lorsqu'il pleut. Et même si le travail a commencé, quand l'averse s'arrête, les contractions aussi. La femelle peut alors attendre jusqu'à un mois qu'il repleuve avant de donner naissance à son petit. Dingue non ?
C'est sans doute dans le Ngorongoro que nous avons vu le plus d'animaux, et assurément ceux que nous avons vu de plus près... Souvent, des troupeaux entiers patientaient sur les pistes et ils ne bougeaient pas tant que la Jeep ne les approchait pas. Un spectacle vraiment impressionnant !

C'est aussi ce jour-là que nous avons croisé notre seul rhinocéros noir... et c'est déjà une chance parce que cet animal est très très rare, il n'y en aurait que deux dans tout le cratère. Et ils zonent souvent loin des pistes, à l'abri des regards. Il existe même des safaris spécifiques, avec des autorisations spéciales pour aller les voir de plus près en hors piste. Le rhino fait partie du Big Five, il est considéré comme l'un des 5 animaux les plus dangereux d'Afique (avec l'éléphant, le léopard, le buffle et le lion).
Après une journée chaude et bien remplie, direction notre prochain logement en plein coeur du Serengeti... Et nous avons eu droit à une bonne piqûre de rappel de notre pays : UNE GROSSE DRACHE !!! De la pluie à n'en plus finir en pleine saison sèche, comme si on avait pas assez d'eau en Belgique... J'avoue que c'était quand même bien différent de chez nous, sur des routes de rocailles et de poussières, avec un toit de voiture plus tout à fait étanche et la température qui reste élevée malgré les gouttes... le trajet nous a paru durer une éternité. Mais l'attente en valait la peine.

Au bout du compte, un lodge luxueux avec restaurant, bar, piscine, vue imprenable sur le Serengeti et une vraie chambre avec électricité et salle de bains super propre ! Rétrospectivement, ce n'est pas du tout notre hôtel préféré mais sur le coup, j'ai été ravie de retrouver un peu de confort à l'européenne. Hervé, lui, a eu un gros pincement au coeur quand il a appris que Dominique et Pierre devait nous quitter...
"Les guides ne peuvent pas côtoyer les touristes dans les lodges... chacun de son côté". C'est donc en tête à tête, et pour la 1re fois depuis notre arrivée que nous avons soupé. Puis un verre au superbe bar et au dodo parce que la journée qui nous attendait le lendemain est sans doute celle dont nous nous réjouissions le plus : le safari dans le Serengeti !!!
À demain, *Sophie**